Notre histoire
Un problème de conformité qui était en réalité un problème de cartographie
Quand le règlement UE sur la déforestation est arrivé, la conversation dans la plupart des équipes sourcing portait sur les documents. Quel certificat, quelle attestation, quelle déclaration fournisseur. Ce cadrage était confortable, familier — et faux.
Le règlement demande la géolocalisation. Pas un pays, pas une région, pas un moulin : la parcelle où la matière a été produite, avec des coordonnées, vérifiée contre ce que les satellites y ont enregistré après fin 2020. C’est une question géospatiale, et elle ne devient pas plus facile en y répondant dans un tableur. Les personnes à qui nous avons parlé le savaient. Elles essayaient déjà — exporter des polygones d’un outil, les noter à l’œil dans un autre, relancer des questionnaires fournisseurs par e-mail, et reconstruire tout le tableau à la main chaque fois qu’un auditeur posait une question.
Le goulot n’a jamais été que les gens ne voulaient pas se conformer. C’est que la conformité avait été spécifiée dans une langue que leurs systèmes ne parlaient pas.
Donc nous avons construit spécifiquement pour cet écart, plutôt que d’ajouter un module déforestation à quelque chose d’existant. Cela voulait dire commencer plus en amont que la plupart des produits — avec le fait de savoir si une limite de parcelle est même admissible avant qu’on la note — et finir plus en aval, à la déclaration déposée plutôt qu’à un rapport sur lequel quelqu’un d’autre doit agir.
Ce que nous avons obtenu est plus étroit et plus tranché qu’un GIS généraliste, et nettement plus spécifique qu’une plateforme de questionnaires fournisseurs. C’est un système pour les personnes qui doivent mettre leur nom sur une réponse concernant des terres qu’elles n’ont jamais visitées, et pouvoir montrer leur raisonnement quand on le demande.
